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Wednesday, March 28, 2012

L’usage de la mémoire rend maître rend maître

Le mois passé, la revue Science publiait une étude
Le mois passé, la revue Science publiait une étude intéressante qui risque d’entraîner des répercussions sur l’enseignement en classe. Les chercheurs ont comparé quatre approches différentes liées à l’étude des manuels utilisés par le programme de sciences d’une université. Ces approches incluent la lecture du texte une fois, l’étude répétée du texte en quatre blocs de cinq minutes, la schématisation conceptuelle tout en étudiant le texte et l’étude à l’aide des tests de pratique de la mémorisation.

L’apprentissage évalué est ce qui rend cette étude si intéressante aux yeux des agents d’éducation. L’étude est allée au-delà de la simple mémorisation de faits. Les chercheurs ont mesuré la capacité des étudiants à créer des inférences et à comprendre des concepts complexes. Autrement dit, l’étude a permis d’évaluer de quelle façon chaque méthode d’apprentissage favorisait le développement et la mémorisation d’un raisonnement de niveau élevé.
Les résultats ont démontré que les étudiants qui ont pratiqué des tests de mémorisation ont mieux performé que les trois autres groupes au moment de l’évaluation immédiate et lorsqu’ils ont été évalués une semaine plus tard. Les chercheurs ont conclu que la pratique de la mémorisation est un outil efficace pour étudier les sciences, soit plus efficace que l’apprentissage par mémorisation et plus efficace que l’étude par élaboration de la schématisation conceptuelle.

Qu’est-ce que la pratique de la mémorisation?

À quoi ressemblait le test de pratique de la mémorisation? Au cours de cette étude, on a demandé aux étudiants d’apprendre le passage d’un manuel et de mémoriser immédiatement les renseignements en prenant des notes (rappel libre) de ce qu’ils venaient d’étudier, sans avoir accès au texte. Ils ont ensuite répété le processus.
Ce qui est très intéressant est que les étudiants qui ont eu recours à la « pratique de la mémorisation » ont surpassé les étudiants qui ont utilisé la schématisation conceptuelle relativement à des tâches nécessitant une conceptualisation de niveau élevé et des questions d’inférence.
Généralement, on suppose que la schématisation conceptuelle est une méthode supérieure utilisée pour aider les étudiants à élaborer la compréhension d’idées et de renseignements plus complexes présentés dans les manuels universitaires. En effet, lorsqu’ils ont été évalués une semaine plus tard, les étudiants qui ont utilisé le test de pratique de la mémorisation performaient mieux en matière de schématisation conceptuelle que ceux qui ont étudié à l’aide de la schématisation conceptuelle.

Pourquoi les étudiants qui ont eu recours à la « pratique de la mémorisation » ont-ils mieux performé?

Les chercheurs qui ont réalisé l’étude croient que la pratique de la mémorisation utilise des processus cognitifs différents des autres méthodes d’étude.
Par exemple, si on étudie la mémoire brute, au moyen de laquelle les étudiants essaient simplement de codifier l’information en vue de s’en souvenir ultérieurement en la répétant, on peut dire que les entrées correspondent aux sorties sans l’élaboration des connaissances comprises dans le processus initial.
Au moyen de la schématisation conceptuelle, les étudiants tentent de schématiser des liens en saisissant l’information. Leur sortie dépend de l’activation de signaux permettant la mémorisation. Si les signaux sont faibles, ils risquent de simplifier leur mémoire et de ne pas présenter une explication très complexe.
Au moyen de la pratique de la mémorisation, les étudiants codifient non seulement les renseignements qu’ils ont étudiés au cours de la mémorisation initiale, mais, lorsqu’ils pratiquent, renforcent leurs connaissances et relèvent des lacunes dans leur conceptualisation des renseignements. Au cours de chaque test de pratique, ils réapprennent et élaborent la connaissance issue de la mémorisation initiale.
Ces résultats entraînent des répercussions intéressantes pour la classe. D’abord, la notion de test utilisée pour évaluer l’apprentissage des étudiants devrait être réexaminée. En éducation, les tests sont généralement vus comme des méthodes d’apprentissage. Cette recherche propose que les tests soient considérés comme un processus plutôt qu’une confirmation de l’apprentissage.
En effet, les étudiants peuvent apprendre plus de leurs erreurs lorsqu’ils ont droit d’utiliser ces erreurs dans le cadre du processus d’apprentissage. L’analyse des erreurs et l’itération (revenir et réviser) sont des compétences essentielles en écriture, même si les étudiants considèrent souvent ces activités comme improductives.
Si on n’accordait pas tant d’importance au contrôle des aptitudes, mais qu’on se concentrait plutôt sur l’autocorrection dans le cadre de l’apprentissage, les étudiants acquerraient peut-être un processus mental de niveau élevé plus rapidement.
Pour de plus amples renseignements sur l’importance de la création d’un environnement dans lequel les enfants sont se sentent à l’aise d’apprendre de leurs erreurs, consultez la page intitulée « Les risques intellectuels et l’apprentissage

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